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Liana Yaroslasvky - Tables basses

Mon histoire


Qui suis-je ?


Se remet-on un jour de son enfance ?


Je suis née, arrosée de champagne, un 1er janvier enneigé dans une métropole qui s’appelait encore Leningrad.Mon enfance fut enveloppée de fourrure et la ville de Pierre le Grand m’apparaissait sublime. J’admire Lénine, son effigie en étoile orne mon uniforme d’écolière. Mon enfance, ce sont les soirées aux Ballets Kirov, les dimanche à la campagne dans une datcha à la Tourgueniev, les rendez-vous de l’intelligentsia dans l’appartement maternel, avec mon grand’père au piano, et, aux murs, les aquarelles de ma grand’mère, et puis les promenades avec mon père, éditeur de livres d’art. Pour l’un de mes anniversaires, je reçois une boîte de craies de couleur. Je l’emmène fièrement à l’école la montrer à mes camarades. La maîtresse me dit : « tu dois partager avec eux ». Et l’on me rendit mes craies réduites à rien. C’était cela, le communisme, pour l’enfant que j’étais. Quant à la Russie, c’était à chaque petit déjeuner, une tartine de caviar. Mais les oranges et les bananes étaient un luxe rarissime. En vertu de quoi, tout ce qui venait de l’étranger m’apparaissait plus beau, les fruits, les journaux, leurs lettres mystérieuses. Mon premier vrai livre : Le Maître et Marguerite, de Boulgakov, une satire fantastique de la société sous Staline, de ses sbires et de ses adulateurs stipendiés, écrivains compris, sous les coups imparables d’un Diable vengeur déguisé en étranger. C’est drôle, terrible et libérateur. Je comprends tout malgré mon jeune age, et ris énormément (j’en ris encore aujourd’hui à sa relecture, toujours en russe). (Mes livres de chevet à venir seront l’Idiot de Dostoeivski, la Guerre et la Paix, de Tolstoï, Cent ans de solitude, de Garcia Marquez, puis Ayn Rand et son Fountainhead, David Sedaris, avec Naked et Me talk pretty one day, l’Insoutenable légèreté de l’être, enfin, de Kundera)



Sources et inspiration

Cette collection est l’enfant et l’héritière, en un mot le produit, de qui je suis, de mon passé tout entier, de ma traversée dans l’existence, bref, de ma culture plurielle et de mon univers cosmopolite. Je suis une enfant du Siècle -un siècle post-moderne- nourrie à toutes ses sources, musique, peinture, cinéma, Mode, photographie, riche de toutes leurs influences et auxquelles ce travail fait aujourd’hui écho. Musique, donc. Jazz, soul et Rock sont mes « favourite ». De retour de Venise, des verreries de Murano, je fonce écouter Coldplay à Bercy. J’adore pêle-mêle Prince, Lenny Kravitz, Cassandra Wilson, Black Eyed Peas et, non moins, Vivaldi (Venise encore et toujours) plus les Nocturnes de Chopin, pour leur romantisme.

Who i'am

Can we ever move on from our past?

I am was born on a snowy January 1st splashed in champagne in the city, which still calls itself Leningrad. My childhood is enveloped in fur and Peter the Great's city seems splendid. I admire Lenin; his portrait on a star is pinned to my school uniform. My childhood is evenings at the Kirov Ballet, Sundays in the countryside at our dacha à la Turgenev, intelligentsia gathering at my mother's apartment, with my grandfather at the piano; on the walls, my grandmother's watercolors and long walks with my father, an art book editor. For one of my birthdays, I receive a box of colored crayons that I proudly show off to my comrades at school. The teacher says to me, « You must share them with the others. » And my crayons come back reduced to nothing. That is, in my child's eye, communism. And yet, Russia means breakfasts of caviar on toast, but oranges and bananas are a rare luxury. All that comes from abroad seems more precious...fruit, music, clothes and magazines with their mysterious letters.
My first real book: The Master and Marguerite by Boulgakov, a fantastic satire on society under Stalin; his goon police force and his corrupt circle including writers. The devil, disguised as a foreigner, strikes them down with his vengeful hand. It is funny, tragic and liberating. I understand it all despite my young age and laugh hysterically (I still laugh today when I re-read it...always in Russian). On my list of bedside reading: The Idiot by Dostoyevsky, War and Peace by Tolstoy, 100 Years of Solitude by Garcia Marquez, and Ayn Rand's Fountainhead, David Sedaris' Naked and Me Talk Pretty One Day, and The Unbearable Lightness of Being by Milan Kundera.

 

 

Sources and inspiration

 

This collection is the child and the heir... the final product, of who I am - my entire past; the roads I have traveled in this life; in brief, my multicultural and my cosmopolitan universe.

I am the child of a Century—a post-modern century—nourished by all of its sources: music, painting, cinema, fashion, and photography. The wealth of these influences is echoed in my work of today.

Music... jazz, soul and rock are my favorites. I love the pell-mell of Prince, Lenny Kravitz, Cassandra Wilson, Black Eyed Peas, Vivaldi (Venice forever and always!) and Chopin's Nocturnes for a touch of the romantic.

I am inspired by such artists as Anish Kapoor, David Hammons, the great « matiériste » Barcello, the end of the world monumentalist Kieffer, John Singer-Sargent and Vermeer for his incomparable gift of conveying interior light.

Some particular photographers that have a place in my personal Pantheon: Helmut because he is Newton, the steamy Sarah Moon, Peter Lindberg, unsurpassed in his black and white portraits, and Bert Stern obsessed with Marilyn and his Lolitas.

Films that have carried me away: Diva, Blade Runner, Delicatessen and Dangerous Liaisons with John Malkovitch. These are only a peek into the library of my intimate Cinémathèque.